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Sommes-Nous à la Recherche de l'Obama de l'Industrie de la Musique ?

L'industrie de la musique est en train de changer, mais est-ce dans la bonne direction ? Le blog MediaFuturist semble penser que  non et déclare même que "nous avons besoin d'un Obama de l'industrie de la musique".

En effet, dans son article relatant l'événement de la Société Royale des Arts (RSA) intitulé "Le Futur de la Musique", Gerd Leonhard (cf. photo ci-dessous) présente le déroulement de l'événement et exprime ses opinions sur le sujet.

Cet événement de la RSA a été animé par deux orateurs principaux : Tod Machover, un brillant compositeur et membre du MIT Media Lab, et John Kennedy, le PDG de  la IFPI.

Donc, tandis que l'auteur a été inspiré par le discours de Tod Machover, il a été déçu (mais pas vraiment surpris) par l'intervention du représentant de l'industrie de la musique qui tournait principalement autour des lois et des sanctions, et plus précisément sur une politique similaire à la riposte graduée, et ne consistait pas assez à écouter ce que l'auditoire avait à dire.

Comme cité par Gerd Leonhard:

"Quand j'ai demandé (depuis l'auditoire) à Kennedy si ce qu'il proposait ne correspondait pas à de la censure et nous conduirait en gros à devenir la prochaine Chine en ce qui concerne l'intervention, le contrôle et l'absence de liberté d'expression, il m'a répondu cela : "le problème n'est pas la Chine, Gerd, c'est les gens comme Vous"."

Il n'y a aucun doute que l'industrie de la musique a besoin de changement, et comme l'article compare la situation actuelle de l'industrie de la musique avec les États-Unis, nous pouvons facilement comprendre la référence au nouveau président élu des États-Unis, Obama.

Alors, êtes-vous d'accord avec Gerd Leonhard ? Avons-nous besoin d'un Obama de l'industrie de la musique ?

"J'aime les Artistes" et "J'aime les Internautes" Tir Croisé Autour de la Loi Hadopi

La loi Hadopi fait encore beaucoup parler d'elle. En l'occurrence, cette loi Création et Internet est maintenant l'objet de tirs croisés entre deux sites Internet qui, bien qu'ils se ressemblent, sont loin de s'assembler.

En effet, les deux sites qui arborent des designs similaires, comme vous pouvez le voir sur les bannières ci-dessus, s'opposent néanmoins intégralement dans leur position et leur contenu.

  • "J'aime les internautes.com", site parodique, a été créé en réponse au premier site, afin de dénoncer cette loi et d'expliquer les raisons de son rejet par une grande partie de la communauté Internet, par des députés, des experts, des artistes et des chefs d'entreprises qui ont manifesté leur position en signant la pétition lancée par SVM.

Un des points les plus contestés concerne la sanction de coupure de l'accès à Internet, c'est-à-dire le 3ème échelon de la riposte en 3 temps. Cette idée nous interpelle car le point de vue défendu par le Président Sarkozy lui-même est que l'accès à Internet pour tous est une commodité essentielle et constitue un élément important du droit à l'information, à la connaissance et à la communication (cf. les assises du numérique) sans lequel on est exclu de la société de l'information. Il projette même d'établir un droit opposable à l'Internet haut-débit. Etre privé d'Internet, n'est-ce pas alors une sanction extrêmement grave ? démesurée ? déséquilibrée ? Sachez que si la loi HADOPI passe en l'état, cette sanction sera applicable par simple décision administrative, sans nécessiter l'intervention d'un juge, et sans même donner l'occasion à l'internaute de se défendre. Cette perspective fait froid dans le dos.

Si vous voulez approfondir la question, je vous invite à visiter ces différents sites qui donnent une bonne idée de la bataille qui se joue. Faites aussi un tour sur Numerama qui exprime très clairement sa position à l'encontre de cette loi, et a élaboré une liste de dix points qui démontrent pourquoi il faudrait rejeter la loi Hadopi.

 

Est-ce que le "Digital Millenium Copyright Act" a Sauvé le Web ?

Le DMCA est peut-être à l'origine de l'Internet d'aujourd'hui. C'est ce qu'avance Wired, qui va jusqu'à affirmer que le DMCA a sauvé le Web.

En effet, dans son article, David Kravets explique comment le Digital Millenium Copyright Act, accompagné du Communications Decency Act, a facilité les initiatives qui ont mené à la création de diverses plates-formes communautaires formant le Web 2.0, telles que YouTube et MySpace.

Il en est arrivé à cette conclusion, car les deux lois protègent les intermédiaires, c'est-à-dire les créateurs des plates-formes de partage de contenu, les isolant de l'utilisation que les internautes en font. Cependant, cette protection n'est valable qu'à condition que les contenus sous copyright soient immédiatement retirés à la suite d'une notification de retrait.

Mais, Techdirt a une vue plus nuancée sur le sujet, car bien qu'il ne nie pas les bienfaits du DMCA, il insiste davantage sur le CDA, qu'il pense, à terme, aurait débouché sur une loi similaire.

Donc, que vous soyez d'accord ou non avec l'un ou l'autre, il est néanmoins amusant de voir comment une loi qui a été votée il y a dix ans a aidé à former le Web d'aujourd'hui.

Verdict Renversé dans le Procès Opposant Sabam au FAI Belge Scarlet

Les FAIs ne peuvent pas filtrer le partage de fichiers illégaux. En tout cas, il a été admis par une cour de justice belge que filtrer l'infraction de copyright n'est peut-être pas possible pour les FAIs... tout au moins en utilisant "Audible Magic".

Si vous avez suivi le procès opposant l'organisme de copyright de musique, Sabam, et le FAI belge Scarlet, vous savez déjà qu'en 2007, la cour a délibéré en faveur de Sabam et condamné Scarlet à empêcher toute activité de piratage sur son réseau.

Afin d'appliquer la peine, il a été demandé au FAI belge d'utiliser le système d'Audible Magic, supposé avoir prouvé son efficacité. Par ailleurs, en cas d'incapacité à faire cela, Scarlet devait payer une amende de 2 500 euros par jour de non-conformité.

Et bien maintenant, non seulement la cour a réalisé que la tâche demandée était impossible à réaliser en utilisant ce système, mais elle a également renversé son verdict, en conséquence.

Donc, bien que le procès n'est pas encore terminé, l'issue apparaît dorénavant bien meilleure pour Scarlet.

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Apprenez, Partagez, Analysez à la "P2P University"

Le P2P sert aussi à l'éducation, comme en témoigne la "P2P University". En effet, nous avons déjà mentionné le fait que BitTorrent est un outil Pour l'éducation à l'Ecole d'Ingénieur de Stanford, et il s'avère que cela est en train de prendre des proportions nouvelles.

L'apprentissage en ligne et le partage de cours va bientôt devenir commun. En ce sens, l'Ecole d'Ingénieur de Stanford et le MIT sont deux exemples dont on se souviendra en tant que précurseurs de ce mouvement vers une éducation partagée mondialement.

Avec un objectif similaire, la "P2P University", qui doit être lancée début 2009, se présente de la manière suivante :

"La 'Peer 2 Peer University' est une communauté en ligne de groupes de travail ouverts pour des cours de niveau universitaire."

Pour plus d'informations sur la "P2P University", vous pouvez regarder cette vidéo :

Ce qui est particulièrement intéressant dans tous ces sites Internet, c'est leur volonté de partager du contenu avec un objectif non-commercial, via des licences Creative Commons, ce qui représente probablement la meilleure application du P2P à ce jour.

Est-ce que "Slacker Uprising" de Moore est Victime de Piratage ?

Il y en a qui ont compris qu'il vaut parfois mieux tirer parti des téléchargements au lieu de gaspiller temps, énergie et argent à essayer de lutter contre.

Michael Moore fait partie de la première catégorie de personnes. En effet, il a non seulement mis en place un téléchargement légal et gratuit de son dernier documentaire à propos des élections US sur "The Pirate Bay", mais il l'a également fait avant sa sortie officielle dans les salles de cinéma.

Donc, si vous habitez aux Etats-Unis ou au Canada, vous pouvez télécharger le film ici. Mais, pour ceux qui, comme moi, n'habitent pas dans l'un de ces deux pays, nous sommes redirigés vers la page "Sorry" qui indique que :

"Malheureusement, les avocats nous disent que nous sommes seulement autorisés à offrir le film aux personnes résidant aux Etats-Unis ou au Canada."

Mais, pourquoi avoir décidé de permettre aux gens de télécharger le film légalement et gratuitement pour ensuite restreindre cela géographiquement ?

Qui plus est, la diffusion se fait par BitTorrent sur "The Pirate Bay", et aucune restriction géographique n'a été appliquée au torrent. Ce choix n'a peut-être pas été très réfléchi. Ou peut-être que si.

Michael Moore a donné son opinion sur le sujet, que vous pouvez trouver, en anglais, sur le site de TorrentFreak :

“Je ne possède que les droits des Etats-Unis et du Canada. Donc, j'ai les mains liées. Mais, on est au 21ème siècle. Qu'est-ce qu'un 'droit géographique' ? Je vais le dire pour la énième fois : si j'achète un livre et que je le lis, puis que je vous donne le livre à lire, je n'ai enfreint aucune loi. Pourquoi cela n'est pas valable pour tous les médias ?”

Donc, après avoir lu tout ça, est-ce que vous pensez que le film a vraiment été victime de piratage ?

Les Logiciels de Copie de DVD de RealNetworks Ne sont Pas du Goût de la MPAA

La question de la légalité et des droits ne prennent pas Internet comme leur seule  plate-forme de guerre, comme cela est démontré dans l'article paru sur Slyck. En effet, le secteur du DVD est également le terrain de batailles juridiques.

Ainsi, le 30 septembre, la "Motion Picture Association of America" (MPAA) a poursuivi RealNetworks en justice pour avoir conçu un logiciel illégal, appelé RealDVD, bien que ce dernier conservait la protection du "Content Scrambling System" (CSS) sur les copies créées. 

Donc, les actions juridiques entreprises sont apparues comme une surprise étant donné que RealNetworks ne semble rien faire de mal. Mais les studios de cinéma ne voient pas les choses du même œil et vont aussi loin qu'appeler ce logiciel StealDVD (VolDVD). La bonne nouvelle, c'est que, loin d'abandonner, RealNetworks a répliqué en poursuivant les studios Hollywood à son tour.

Mais, cela conduit à une question : est-ce que ces batailles valent vraiment la peine à une époque où les copies matérielles ont beaucoup moins d'importance, en particulier avec le développement des téléchargements légaux et du streaming ? Ces deux acteurs semblent penser que oui.

Les Liens vers les Réseaux P2P sont Autorisés par la Loi en Espagne

Hier, la nouvelle a résonné dans la communauté P2P tandis que c'est devenu officiel en Espagne que mettre des liens vers des contenus copyrightés sur les réseaux P2P n'est pas considéré comme un délit.

En effet, le journal espagnol, El País, a publié l'affaire qui va, sans aucun doute changer l'approche des tribunaux face au P2P, comme cela s'est déjà produit à plusieurs reprises par le passé. Cela signifie qu'aussi longtemps que le site Internet ne communique pas ouvertement sur des fichiers illégaux et qu'il n'en héberge pas, il a le droit de mettre des liens vers du contenu P2P comme il le ferait pour d'autres pages Internet.

Par ailleurs, comme cela a été rappelé durant un procès lié à cette loi, le fait de mettre des liens ne constitue qu'une aide de navigation sur la Toile, et non pas une violation de la propriété intellectuelle.

Donc, c'est à la fois un grand pas en avant et une satisfaction de voir que la question du P2P n'aboutit pas automatiquement à des sanctions juridiques, et que la loi peut même évoluer dans son sens.

La Reconnaissance du Réel Inventeur de l'iPod Fait Disparaître les Ennuis d'Apple

Le site DailyMail vient de publier une histoire qui s'est rapidement propagée sur la toile, reprise entre autres par Numerama, et qui concerne les iPods ainsi que Kane Kramer (cf. la photo à gauche), un homme devenu connu récemment.

En effet, Kane Kramer a été officiellement reconnu en tant qu'inventeur de l'ancêtre de l'iPod, créé en 1979 et portant le nom de IXI (cf. la photo ci-dessous). Cet appareil, qui ressemble beaucoup à l'iPod, pouvait contenir 3,5 minutes de musique.

Mais, à la suite de problèmes financiers, il n'a malheureusement pas eu les moyens de renouveler ses brevets en 1988, les laissant ainsi libres d'être repris pas n'importe qui. Tout le monde connaît la suite de cette histoire.

C'est quand même triste qu'il ait fallu qu'Apple passe devant un tribunal pour que la vérité soit admise. En effet, Apple a utilisé l'ancien brevet de Kramer pour gagner son procès contre Burst, qui prétendait avoir inventé le concept.

Par ailleurs, bien que ce soit une bonne nouvelle pour Kane Kramer d'avoir enfin son travail reconnu publiquement, il ne touchera pourtant pas de compensation financière pour autant.

Mais, il a vu le rayon de soleil dans cette affaire : "Pour être honnête, j'étais tellement content que quelque chose que j'avais fait, qui a eu un tel succès et qui a changé l'industrie de la musique, me soit enfin reconnu. Tout cela m'a vraiment ému".

Espérons juste maintenant que d'autres procès ne seront pas nécessaires afin que les grandes entreprises reconnaissent les réels auteurs de leurs produits.

Les Utilisateurs de BitTorrent sont la Cible d'Arnaques par Email

Étant donné que leur nombre n'a pas cessé de grandir durant les dernières années, les utilisateurs de BitTorrent sont devenus une cible intéressante pour les spammeurs. Choisis aléatoirement, ils ont ainsi reçu des emails d'arnaque concernant une surveillance anti-piratage.

En effet, ces emails, prétendant provenir de MediaDefender, accusent les utilisateurs d'avoir téléchargé illégalement du contenu sous copyright, et leur fournissent une pièce jointe fournissant prétendument la preuve de l'acte illégal, mais qui se révèle en fait être un virus. Si vous souhaitez avoir un aperçu de ces emails, vous pouvez trouver un exemple de ces spams sur TorrentFreak.

Ce processus de spam, bien qu'imparfait, peut apparaître réel à l'œil non-avisé puisque l'organisme MediaDefender est positionné dans l'apport de solutions anti-piratage dans l'industrie de la prévention contre le piratage sur Internet (IPP). Par ailleurs, MediaDefender est connu pour avoir placé des faux fichiers sur des plates-formes de Torrents, dans le passé.

Donc, faites attention à ces faux emails et restez sur le qui-vive... 

Comcast Baisse une fois Encore son Image avec sa Limitation de Bande-passante à 250 Go

Décidément, Comcast a fait beaucoup parlé de lui ces derniers temps. Après les débats sur son bridage de la connexion Internet de ses utilisateurs utilisant le protocole BitTorrent, Comcast est une fois de plus montrée du doigt avec l'annonce de limitation de la bande-passante à 250 Go.

En effet, à partir du 1er octobre 2008, les utilisateurs de Comcast verront leur gestion Internet de données limitée à 250 Go par mois et par foyer. Cependant, contrairement à ce qui est avancé sur leur site Internet, 250 Go ce n'est pas suffisant, à une époque où la résolution HD s'impose peu à peu et où le téléchargement est devenu monnaie courante.

De plus, les utilisateurs devront mesurer leur consommation de bande-passante eux-mêmes, car Comcast ne propose pas de compteur, et les utilisateurs dépassant cette limite pourraient voir leur connexion stoppée et leur contrat annulé.

C'est la raison pour laquelle, à la suite de l'annonce de Comcast, des sites Internet tels que NewTeeVee et Gigaom (les deux en anglais), ont essayé d'évaluer les appareils autres que le PC utilisant de la bande-passante ainsi que les habitudes générales des utilisateurs, qui pourraient faire atteindre les 250 Go par mois, et ont ainsi contredit les estimations faites par Comcast.

Donc, nous pouvons déplorer une énième mauvaise décision qui ne rendra pas Comcast plus populaire auprès de ses consommateurs dans un avenir proche.

Un Logiciel pour lire des BD Retiré de l'App Store

Après Tris, c'est au tour du logiciel Comic Reader de faire les frais de la censure d'Apple. En effet ce logiciel qui permet de lire des BD sur l'iPhone s'est vu refuser l'entrée du très "select" App Store. La raison, c'est que ce logiciel était fourni avec une seule bande-dessinée dénommée Murderdrome et qui est réputée pour être très violente.

Apple a donc préféré refuser tout bonnement de commercialiser ce logiciel pour ne pas "choquer" les utilisateurs. La décision fait en tout cas parler d'elle : d'un coté des défenseurs d'Apple qui sont heureux de voir que l'App Store restera un endroit "propre" et de l'autre des internautes et des blogueurs qui n'apprécient pas que la firme de Steve Jobs s'érige en censeur.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

OpenTape Suit Muxtape plus Librement

Vous avez peut-être déjà utilisé le service Muxtape afin d'uploader votre musique sur Internet, mais malheureusement ce dernier a été fermé (au moins temporairement) par la Record Industry Association of America (RIAA). Cependant, vous pouvez sécher vos larmes car vous aurez encore la possibilité de continuer comme avant, avec une autre plate-forme du nom d'OpenTape.

Comme cela est expliqué sur leur site Internet (en anglais), OpenTape est un outil gratuit et en open-source qui permet de créer et d'héberger ses propres playlists sur Internet. La grande différence avec Muxtape c'est qu'il est en open-source. Cela signifie qu'en cas de poursuites judiciaires par la RIAA, les utilisateurs seront considérés comme les seuls fautifs et le service en lui-même ne pourra pas être remis en cause.

Ainsi OpenTape ne devrait pas connaître le même sort que son prédécesseur, mais comme cela a été soulevé sur le site Mashable (en anglais), d'autres questions demeurent. En effet, les utilisateurs seront peut-être plus prudents sur le contenu qu'ils partagent puisqu'ils seront tenus personnellement responsables, et par conséquent, il y aura moins de musique partagée sur la Toile ce qui est dommage pour une plate-forme de distribution.

Une fois encore, le partage de musique est remis en cause pour des questions juridiques qui limitent les possibilités pour les utilisateurs de partager et de découvrir de nouveaux artistes comme ils l'entendent.

Les Editeurs de Jeux-Vidéo font aussi la Guerre aux Pirates

Les éditeurs de jeux-vidéo viennent de se joindre à ceux de la musique et du cinéma dans leur lutte contre le piratage. En effet, Atari, Codemasters, Reality Pump, Techland et Topware Interactive ont prévu de poursuivre 250 000 internautes qui ont illégalement téléchargé leurs jeux.

Ces éditeurs "offrent" quand même une chance aux présumés pirates, qui pourraient échapper au procès s'ils acceptaient de payer la somme de 300£ (400 euros environ), soit plus de six fois la somme dépensée pour un jeu-vidéo en moyenne.

Pour rappel, une avocate en France avait été sanctionnée par l'ordre du Barreau de Paris pour avoir recouru à cette technique de "chantage".

Ce genre de procédé pourrait ternir l'image de ces entreprises, mais enverrait aussi un signal fort envers les pirates. Alors cette action, bonne idée ou procédé condamnable ?

 

Source

La Question de DRM conduit au Licenciement de 12 Employés de BitTorrent Inc.

BitTorrent Inc. a licencié 12 de ses 55 employés. Cette société possédant actuellement le logiciel µTorrent a été fondée par Bram Cohen, le créateur du protocole BitTorrent.

Le magasin en ligne de Bram Cohen qui prévoyait initialement de dépasser iTunes, a rapidement dû faire face aux imposantes plates-formes de Torrent telles que "The Pirate Bay" ou "Mininova" et n'a pas réussi à leur tenir tête à cause des DRM.

En effet, les raisons principales évoquées pour expliquer ces licenciements sont le manque à gagner qu'engendre son magasin de téléchargement ainsi que le problème de DRM. Ce dernier a représenté un sujet brûlant depuis la création du magasin vu que les internautes ne sont pas très friands des produits sous DRM et n'hésitent pas à recourir au piratage s'ils ne peuvent pas utiliser librement leurs contenus téléchargés légalement.

De plus, la concurrence dans le marché du BitTorrent est assez féroce et pourrait amener à plus de licenciements si les entreprises ne prennent pas en compte les besoins actuels des utilisateurs.

Dans ce sens, plusieurs internautes espèrent que cet épisode ne provoquera aucun incident sur le développement de µTorrent et plus particulièrement concernant la version Mac tant attendue, même si a priori il ne devrait pas y avoir de problèmes.

Source : TorrentFreak

Traduction du billet en anglais de Sandrine.

GTA IV Retiré de la Vente en Thaïlande

Étonnante histoire que celle rapportée par Numerama qui nous apprend que GTA IV vient d'être interdit de vente en Thaïlande. Cet épisode intervient après qu'un jeune Thaïlandais ait tué un chauffeur de taxi et qu'il ait avoué avoir voulu vérifier si "c'était aussi facile de voler un taxi dans la vraie vie que ça l'est dans le jeu". L'adolescent de 18 ans a aussi avoué qu'il avait attaqué le chauffeur pour le voler et s'acheter le Best-Seller de Rockstar Games.

Le ministère de la Culture thaïlandais s'est alors empressé de demander une régulation plus stricte pour les jeux jugés comme étant violents, et GTA IV a également été retiré de la vente.

Il s'agit là d'une énième offensive contre les jeux-vidéo, souvent pris pour le bouc émissaire quand un drame a lieu (rappelez vous de celui de Columbine). Mais là, les associations anti jeux-vidéo ont de la matière pour alimenter la polémique avec les déclarations du meurtrier.

C'est quand même triste qu'une majorité de personnes "normales" se retrouve privée d'un des meilleurs jeux de tous les temps à cause d'un malade mental. Surtout que ce dernier aurait sans doute commis un crime indépendamment de ces jeux violents - l'ironie étant qu'en l'occurrence il ne possédait pas GTA IV faute d'argent pour l'acheter.

Personnellement, je joue depuis tout jeune, et cela ne m'a jamais donné envie de tuer ne serait-ce qu'une fourmi (pourtant le jeu "Fourmiz" était vraiment mauvais).

Il serait sûrement plus judicieux de mieux entourer les enfants dès leur plus jeune âge plutôt que de trouver d'autres responsables à leurs dérives et s'éviter ainsi tout sentiment de culpabilité.

Google.cn va-t-il se lancer dans la Recherche de MP3s?

Comme Google est devenu le moteur de recherche par défaut dans de nombreux pays, on tend à oublier qu'en Chine, son concurrent Baidu est bien plus proéminent, relégant Google à la seconde place.

En effet, Baidu s'est imposé en tant que leader en Chine grâce à son moteur de recherche de MP3s et s'attaque désormais aux marchés étrangers. En conséquence, il est dit que Google serait en train de renforcer sa position en développant un outil de recherche de MP3s pour google.cn, qui peut également être accessible depuis d'autres pays.

Les rumeurs concernant cette nouvelle feature se répandent vite sur divers sites Internet tels que Numerama et beaucoup pensent que cela devrait devenir une réalité d'ici deux semaines. Mais, ce qui est surprenant ici c'est que Google est dans l'attente du feu vert des maisons de disques afin de finaliser son projet, alors que tout le monde connaît leur position par rapport à Baidu qui est souvent utilisé pour trouver de la musique piratée.

L'aboutissement de cette affaire sera probablement connu très prochainement et en fonction du résultat, Google pourrait enfin devenir plus compétitif sur le marché chinois.

La Suite de la Tourmente pour Comcast ?

Comme on l'avait espéré dans notre article intitulé Le Début de la Tourmente pour Comcast ?, Comcast va probablement devoir rendre des comptes pour avoir bridé les transferts utilisant le protocole BitTorrent de ses utilisateurs.

En effet, la Commission Fédérale des Communications (FCC) va se réunir vendredi pour décider du sort de ce FAI américain qui, de son côté, continue de nier les faits. Mais, la future décision de la FCC n'est plus un secret pour personne.

Kevin Martin, président de la Comission s'avance même à dire : "Je suis ravi qu'une majorité [de membres de la commission] ait été d'accord sur le fait que la commission non seulement dispose de l'autorité pour arrêter les fournisseurs d'accès à Internet lorsqu'ils bloquent ou interfèrent avec les accès des abonnés, mais en plus le fera effectivement".

Mais, les limites du pouvoir de régulation de la FCC ainsi que le flou entourant les lois de la neutralité du Net laissent les paris ouverts sur l'aboutissement de cette affaire.

Source : Numerama

Free Prend Parti Contre Hadopi

Depuis sa création il y a neuf ans de cela, Free a toujours été un FAI à part. Qu'on l'aime ou pas, il est toujours arrivé à se démarquer de ses concurrents par des prises de positions et par des décisions qui font parler d'elles.

Les dernières déclarations fracassantes sont l'œuvre de Xavier Niel, actionnaire majoritaire de la filiale d'Iliad. Ce dernier révèle dans une interview accordée à "Capital" et relayée par Numerama, son hostilité envers la loi Hadopi qu'il qualifie de "Liberticide" et déplore "le flicage systématique de [ses] abonnés".

Je trouve que c'est une bonne chose qu'un FAI se range du côté de ses clients, et c'est d'autant plus louable que Free se doit de faire bonne figure en vue de l'obtention d'une licence 3G. C'est donc un risque que prend le fournisseur d'accès à Internet, mais un risque calculé car il lui permettra sûrement de gagner en capital sympathie, ce qui pourrait se traduire par une augmentation du nombre d'abonnés.

La loi n'arrive pas à suivre le Piratage

Ça devait arriver : la loi n'arrive plus à suivre le Piratage par P2P.

Il se pose néanmoins une question à laquelle nous n'avons toujours pas de réponses : "Qui blâmer et pourquoi ?". Pour l'instant, le règlement s'oppose à la distribution des contenus copyrightés, mais en regardant la loi américaine de plus près, ce serait davantage les personnes qui download qui seraient les plus propices à être sanctionnées tandis que les uploads seraient considérés comme légaux.

Ce point a suscité un débat juridique pour savoir si le simple fait de rendre un fichier disponible sur la toile peut être assimilé à du piratage ou non.

Quoiqu'il en soit, nous pouvons voir que la loi n'est toujours pas adaptée à cette nouvelle technologie qu'est le P2P alors qu' elle est devenue une réalité depuis déjà un bon moment.

Source : Techdirt

Blizzard Change la Donne

Un tribunal de l'Arizona vient de rendre un verdict qui fera sûrement date dans l'histoire du jeu-vidéo. Le juge de cet Etat du sud-est américain a en effet donné raison à l'éditeur de jeux-vidéo Blizzard dans le cadre d'un procès intenté contre l'entreprise MDY Industries.

Cette entreprise a créé un Bot dénommé MMO Gilder qui évolue dans le jeu World of Warcraft et qui a l'avantage d'être difficilement détectable par les modérateurs de Blizzard, poussant l'éditeur du best-seller à les poursuivre en justice. Le tribunal a donc jugé que l'existence de ce bot "violait les termes de la licence d'utilisation" du jeu.

La décision n'a pas plu à tout le monde car elle signifie surtout que malgré l'achat d'un jeu, on n'aura pas le droit de le modifier à notre guise. On s'exposerait même à des sanctions judiciaires si on ne respecte pas les termes de la licence.

Allons-nous donc assister à la fin des mods et des patchs non officiels ? Nous n'en sommes pas encore là, mais avouez que ce serait comme même triste pour le monde des jeux-vidéo.

Téléchargez en toute Légalité sur LegalTorrents

La barrière entre le légal et l'illégal est parfois difficile à cerner sur les plate-formes de distribution de torrents. Cette distinction est néanmoins très claire sur le site LegalTorrents qui, comme son nom l'indique, ne propose que des torrents légaux et gratuits.

A l'occasion de la sortie d'une nouvelle version de ce site Internet, Slyck s'est penché sur la question en étudiant son fonctionnement ainsi que son contenu.

En effet, LegalTorrents propose différents types de torrents classiques (films, musique, livres, jeux-vidéo...), mais il se différencie des autres car ses contenus, qui à l'origine étaient soumis à des copyright, peuvent être distribués gratuitement et légalement grâce aux licences Creative Commons. Par ailleurs, c'est le premier site de torrents à avoir associé les flux RSS au protocole BitTorrent.

Mais le caractère nouveau de ce site est son développement vers le communautaire. En effet, la nouvelle version de LegalTorrents s'est accompagnée d'une application Facebook qui permet aux utilisateurs de partager des liens de fichiers avec leurs amis afin d'agrandir la portée des torrents légaux, et de faire connaître l'ampleur des possibilités de Creative Commons.

Nous pouvons donc saluer ces efforts de développement d'une plate-forme de torrents communautaire et légale, et espérer que d'autres suivront le même chemin.

Le G8 s'investit dans la Lutte Anti-Piratage

Le piratage est apparemment devenu une affaire mondiale. En tout cas, tout porterait à le croire après que les membres du G8 (réunion des huit pays les plus puissants sur le plan économique) se sont accordés pour la mise en place de la "Anti-Counterfeiting Trade Agreement" aussi appelée ACTA, qui favorisera la création d'une brigade numérique.

Cette loi qui a eu les faveurs d'investisseurs aussi renommés que Time Warner, Disney et Sony permettra notamment aux douaniers d'inspecter nos lecteurs médias pour vérifier l'absence de contrefaçons. La loi prévoit aussi de forcer les FAI à contrôler les connexions, ce qui nous rappelle au doux souvenir de la loi HADOPI française.

A priori ça semble difficile de détecter quels MP3 de votre iPod sont des copies pirates, ou des copies légales (copie privée) donc à moins de vous promener avec un screener d'un film non sorti en salle, ou une housse d'iPod en faux Louis Vuitton, ça laisse peu de chance de se faire pincer.

Il s'agit donc d'une énième loi anti-piratage qui fera sûrement encore jaser sur le Web, son aspect liberticide semblant choquer des internautes +/- paranos et attachés à leurs libertés fondamentales.

Si vous voulez en savoir plus sur cette loi, vous pouvez visiter ces liens (en anglais) :

Billet sur TorrentFreak

Billet XBiz

L'utilisation des Vidéos En Ligne a désormais son Réglement

Le Center Of Social Media a publié récemment un règlement pour éclaircir les droits et devoirs de tout utilisateur et diffuseur de vidéos en ligne.

Ce règlement est plus un guide qu'une loi à proprement parler. En effet, rien n'oblige l'internaute à suivre à la lettre ce qui y est énoncé. Mais il est certain que, s'il le faisait, on pourrait avoir un Web 2.0 beaucoup plus harmonieux, où il y aurait beaucoup moins de litiges entres les différentes parties prenantes, c'est-à-dire les artistes, les maisons d'édition, les consommateurs etc.

Cet article se concentre sur six points essentiels : les commentaires d'articles sous Copyright, l'utilisation de contenus sous Copyright, l'enregistrement accidentel de contenus sous Copyright, la capture d'événements publics en vidéo, la reproduction d'une œuvre afin de lancer une discussion et le regroupement de citations afin de créer une œuvre dont la signification est différente.

A première vue, ce code peut paraître englober tous les cas de figures possibles, mais il n'en est rien dans la réalité. En effet, l'environnement du Web communautaire est en perpétuelle évolution, entraînant des changements continuels d'utilisation de contenu. Par conséquent, aux yeux de la loi, chaque cas est à considérer individuellement, car les facteurs influents varient en fonction du contexte, des intentions commerciales de l'utilisateur, etc.

Il ne faut donc pas se précipiter dans des conclusions hâtives pour trouver qui a raison et qui a tort, mais bien interpréter au cas par cas.

Billet réalisé en collaboration avec Sandrine.

L'Industrie de la Musique a besoin d'un Lifting

La guerre entre l'industrie de la musique et le Peer-to-Peer débarque en terre Britannique. En effet, comme le montre l'article (en anglais) de Wired Blog Network, le gouvernement britannique essaye de faire prendre conscience à tout le monde qu'utiliser la technologie BitTorrent n'est pas plus illégal qu'envoyer un email. Comme beaucoup d'autres choses, c'est l'utilisation qu'on en fait qui peut prendre un caractère illégal et non pas la technologie en soi.

Ainsi, le but du gouvernement est de garantir un service de musique légal équivalent à celui des canaux illégaux actuels. Cela signifie également que si les FAIs et l'industrie de la musique britannique ne trouvent pas de terrain d'entente par eux-mêmes, le gouvernement se dit prêt à intervenir.

Cette nouvelle donne pourrait bénéficier non seulement aux consommateurs mais aussi à la bande-passante qui serait mieux optimisée, ainsi que les artistes qui pourraient enfin obtenir les revenus qu'ils revendiquent depuis longtemps.

Mais, une question subsistera toujours : "à qui doit revenir l'argent ?", en particulier dans le cadre de la musique avec le développement de plates-formes communautaires telles que YouTube qui permettent à quiconque d'uploader ses propres créations, souvent fondées sur un contenu à copyright.

L'industrie de la musique a donc visiblement besoin d'un lifting complet. Mais, tout le monde n'est pas encore prêt pour ce changement, en particulier les maisons de disques qui pourraient s'avérer être les plus grandes perdantes dans cette histoire.

Le BitTorrent comme moyen de promotion des séries TV ?

Dans une Interview accordée à Torrent Freak, le co-Producteur de "Heroes" et de "Lost" a révélé que BitTorrent avait aussi un effet bénéfique pour les séries télévisées.

La nouvelle est étonnante quand on sait que chaque épisode de ces séries à succès est téléchargé à plusieurs millions d'exemplaires. Jesse Alexander de son nom, avoue que ces téléchargements ont permis de créer cette immense base de fans qu'ont les nouvelles séries américaines. Il mentionne notamment l'exemple français où les acteurs de Heroes avaient été reconnus dans la rue alors que la série ne passait pas encore sur les chaînes nationales. Il est vrai que les séries américaines mettent près d'une année à arriver dans l'hexagone, ce qui fait que les téléspectateurs se rabattent sur le téléchargement non autorisé.

Ceci l'a conduit à la conclusion qu'il est devenu incontournable de proposer des solutions qui exploitent amplement les technologies modernes, avec des programmes plus interactifs, plus Web 2.0 en général.

TF1 a d'ailleurs surfé sur la vague du Net en proposant "Heroes" en VOD 24 heures après sa sortie aux Etats-Unis. L'opération a connu un certain succès, ce qui prouve que beaucoup d'internautes sont prêts à payer pour du contenu si l'occasion se présente à eux.

BitTorrent se révèle donc être un excellent moyen de promotion pour les séries, et c'est tout à l'honneur de Jesse Alexander de le reconnaître, à une période où la mode est au lynchage de ce protocole.

HADOPI fait Froid dans le Dos

J'avoue que je ne me suis pas personnellement plongé longuement dans l'étude de cette loi HADOPI, mais à en lisant le billet de Jean-Baptiste Soufron ça m'a fait un sacré froid dans le dos !

En tant que développeur de logiciels et services P2P je ne préfère pas trop jeter de l'huile sur le feu. Je vous recommande juste de lire cet article pour vous rendre compte à quel point ça sent le fiasco annoncé, à moins d'un énorme coup de théâtre. Qu'on soit pour ou contre le piratage, ça semble difficile d'embrasser ce projet et encore plus d'y rattacher un sérieux espoir de stimulation du marché des médias numériques.

Je reste convaincu que la meilleure façon pour moi de stimuler ce marché des médias numériques c'est d'innover en développant des media players toujours plus faciles à utiliser pour télécharger plus de contenus, gratuitement ou en payant, avec toujours plus de partage de médias à portée de tous. Et bien sûr de réfléchir aux moyens de monétiser ces usages qui sont en train d'exploser !

Une chose me parait claire, on n'a pas fini d'entendre parler d'HADOPI pour les mois qui viennent. Bref, Christine Albanel n'est pas sortie de l'auberge avec cette patate chaude. Est-ce que ça va partir plus ou moins en vrille que la loi DADVSI ? telle est la question.

Qu'en pensez-vous ?

Si vous êtes trop affolé pour trouver les mots, essayez ce jeu de défouloir Hadopien créé par Marwen.

Une Forte Demande pour le P2P Legal

Via un article de Torrent Freak, un sondage sur les habitudes de consommations de musique auprès des 14-24 ans vient de révéler que même si la plupart de ces derniers téléchargent de la musique illégalement, ils sont prêts à payer si on leur offre un moyen légal d'avoir de la musique.

Un constat sort de cette étude, c'est que contrairement à ce qui se dit, les jeunes ne sont pas forcément attirés pas l'illégalité du téléchargement, le recours à ce système est juste la conséquence d'un manque de solutions légales qui pourraient leur être proposées.

Il s'agit donc là d'une réelle opportunité pour les maisons de disques, comme l'affirme à juste titre l'institut qui a réalisé ce sondage, et elles devraient profiter de cette demande de plus en plus élevée.

De notre côté, nous essayons de contribuer à l'essor de ces réseaux P2P légaux en développant des logiciels tels que Podmailing ou des technologies media player qui constituent les composants essentiels des plates-formes de téléchargement de musique et de vidéos.

Steal this Footage / Steal this Film II: Remix/Copyright/P2P/Piratage

Steal This Film est le deuxième documentaire d'une série initiée par le groupe "The League of Noble Peers" et qui traite du piratage et de la propriété intellectuelle en général.

Le doc se pose la question de savoir si le copyright nuit à la créativité artistique et si la loi n'a pas tendance à se mettre trop aveuglément du côté des majors et des lobbys. Retraçant l'historique du copyright et du piratage, il soulève la question des futurs équilibres possibles, après la tourmente de la révolution des médias numériques.

Légèrement biaisées pro-Peer-To-Peer et pro-Liberté d'expression, les interviews laissent toutefois souvent la parole aux lobbyistes et patrons de majors, proposant 2-3 sons de cloches, ce qui donne un résultat que nous vous recommandons fortement de visionner.

Là où le film innove aujourd'hui, c'est dans la présence d'une technologie inspirée du projet OxDB qui permet de chercher des mots prononcés dans le film. Par exemple, si on tape le mot "Peer-to-Peer", on sera directement dirigé vers les scènes où ce mot est prononcé.

De plus, les auteurs proposent de réutiliser les chutes du documentaire afin de le remixer, dans une opération appelée "Steal This Footage". Tout ceci est accessible depuis leur site. En effet le documentaire est en Creative Common et il est donc gratuitement disponible à tous.

En tout cas, cette technologie risque de faire reparler d'elle, notamment quand les remixes vont faire leur apparition sur la toile, probablement dans les jours qui viennent. En attendant, vous pouvez télécharger gratuitement "Steal This Film II" par torrent à cette adresse.

News découverte via P2P Blog.

La Présomption d'Innocence des Pirates

Via TorrentFreak et Ratiatum.

ThePirateBay, le géant tracker de fichiers téléchargeables en BitTorrent, s'est retourné contre les  autorités suédoises et a obtenu gain de cause. Celles-ci avaient intégré le site à une exposition sur la cyber-criminalité, à côté de pédophiles. Or TPB n'a encore jamais été condamné.

L'illégalité du site fait débat, tout comme son immoralité. Mais nous sommes dans un monde qui change : l'ancien système économique de distribution des contenus s'effondre, et parallèlement, selon certains acteurs, ses valeurs deviennent obsolètes. ThePirateBay milite pour l'anéantissement de l'ancien système de droit d'auteur / Copyright, c'est donc un groupe de rebelles. Mais ce ne sont pas des punks : ils rêvent d'un monde nouveau dont les fondements ne sont absolument pas compatibles avec l'économie de la culture telle qu'on la connait.